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Boris Tchuenta

Prénom : Boris (Alias Borisien)
Nationalité : Camerounais
Profession : Africain
Date de naissance humaine : 15 Mai 1985
Date de naissance rolleristique : Mai 2001

« Accro Roller a toujours été pour moi comme une source d’inspiration. »

J’ai connu Accro-Roller via le net en 2004 à travers l interview de Roller Fr en faisant des recherches sur le roller en Afrique. Je me rappelle très bien sur la première version du site www.accroroller.tk. J’ai été stupéfait devant leurs vidéos "Dem Be Diekh", sans oublier les belles photos publiées sur leur site.

Depuis lors je suis resté fan de leurs projets, actions, réalisations, motivations et dévouements pour la bonne marche de l’évolution du roller au Sénégal, j’ai toujours aimé, admiré et admire ce qu’ils ont fait et font, car ils le font en grand.

Pour moi, Accro Roller est comme une source de motivations et d’inspirations.

C est ainsi qu’en 2009 je décide de leur "donner la main" comme on dit chez nous (féliciter), en m’y rendant en Janvier au Sénégal pour les rencontrer. Et par la suite, participer à la compétition de slalom. Puisque cette compétition est une compétition de grande envergure et qui coïncidait avec le 5ème anniversaire d’ Accro Roller. Elle devait mettre au prise Kronic Roller contre Accro Roller du Sénégal, ainsi que Planete Roller, Kiffunridez, Roller FR et le team de SEBA français et champion du monde de slalom. C’est surtout ce qui m a le plus motivé pour aller au Sénégal.

J’ai digérer ma volonté, pris mon courage, décroché ma passion... fais quelques points sur ma life, proposer à mes confrères de m’accompagner et représenter le Cameroun, mais personne n’a voulu m’accompagner. Et moi, sans trop réfléchir je me suis lancé comme on dit.

Je réglais quelques dettes et petites affaires, m’informais sur les pays que je devais traverser pour me rendre à Dakar, car le voyage devait se faire par voie terrestre et c est la première fois que je quittais mon Cameroun natal pour un autre pays dans le monde, et plus particulièrement en Afrique. Et en Afrique de l ouest… !

J’emportais avec moi : Un sac de vêtement et trousse de toilette, un sac pour mon matos (Roller) et une bandoulière pour les circonstances, documents administratifs, tout c’est passée si vite que j’arrive pas toujours à comprendre et bien expliquer.

Départ

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28 novembre 2008 jour de départ improvisé, je me lançais alors mis le cap sur l’Ouest en direction de l’Ouest Africain (de la ride) : je quittais le Cameroun (Douala) le 28/12/08 à 6h00 pour la province du Sud-Ouest (Limbé) - Idenau.

Idenau 13h aucune issue, démoralisé et soucieux après une longue randonnée à pieds dans la forêt et les bois, observant l’océan et en admirant les paysages, je voulais abandonner, je m’approchais d’un monsieur près d’une pirogue et me renseignais : comment me rendre au Nigeria ? Bizarrement il abandonnait ses affaires et me demandait de le suivre tout en me chuchotant de ne le dire à personne. Effrayé, apeuré avec le courage du fauve je l’ai suivi, on a emprunté une moto pour un petit village dans des petits sentiers et villages du Cameroun puis une fois à destination le corps en mouvement, il me demandait d’être serein et de ne rien craindre.

On emprunta par la suite une pirogue pour nous rendre à son village sur une île, je prenais quelques photos contemplais la nature tout inquiet il faut l’avoir mais dévoué ! Pendant ce temps on entendait en permanence les vagues de l’océan rugir et gronder de l’autre coté des buissons.

Une fois sur terre (île) je n’avais qu’une seule idée en tête avancer. Après quelques renseignements il me fît comprendre qu’il n’y avait plus de pirogue pour le Nigeria et que je devrais attendre le lendemain, il me posa un tas de questions en pidgin et je me défendais en répondant comme je pouvais en lui renvoyant l’ascenseur, il me raconta un tas d’histoire sur sa vie et événements sur la presqu’île. Le soir venu il m’offra une chambre dans le village ou j’avais passé la nuit tout épuisé. Très tôt le matin à l’aube je me suis rendu chez lui puis vint un monsieur. tout ému de continuer mon aventure, je le suivais sous les conseils de l’autre.

On emprunta une chaloupe avec à bord de la marchandises (Oeufs) pour se rendre à Bakassi zone de guerre et frontalière entre le Cameroun/Nigeria. Le premier obstacle fut de n’avoir pas sombré en pleine Mer (Océan Atlantique) découvrant les merveilles de la nature et la beauté des paysages, je pensais fort à Accro Roller et les autres. Puis, tout d’un coup il se met à pleuvoir et la durée de cette traversée me donna le mal de Mer. Moi qui utilisais toujours la formule H2O pour m’identifier sans avoir vue la véritable force de l’eau. Et tout ces pêcheurs en plein Océan tout ses enfants sur des pirogues m’intriguais beaucoup et à chaque fois que je ne voyais plus la rive, j’avais l’impression que mon coeur s’arrêtait et cela inquiétais Mr August avec qui j’ai un peu sympathisé puisqu’il causait français !

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Il était 11H quand nous étions arrivés à la frontière Cameroun/Nigeria. Vers 15H, les passagers affluaient et l’heure du départ venait de sonner, le guichetier Nigérian qui s’est occupé un peu de moi durant l’attente me faisait savoir que l’heure était presque arrivée pour le départ, un peu perdu j’allais rencontrer Mr August pour changer ma monnaie (CFA en Naira), la monnaie changé il me donna quelques conseils et le numéro d’un monsieur qui pourrait m’aider pour traverser le Nigeria pour LAGOS.

Une fois l’échange faite je retournais aussitôt à l’embarcation, je sortis mon appareil et pris quelques tofs (photos) cachées et on se mis sur les vagues.

Après quelques minutes de routes tous parlaient à la fois en IBO, Pidgin et j’étais un peu comme perdu et tous avaient des comportements bizarres, je restais sobre calme dans mon coin et essayais de communiquer du mieux que je pouvais avec mon voisin, et plus d’une heure de route fatigué tout le monde se taisait et un petit silence se mis à régner laissant place au bruit de l’océan et je me mis à somnoler et voilà que de temps à autres le conducteur de la chaloupe nous tapotaient pour nous maintenir éveillés et garder la chaloupe en équilibre !

Quelques minutes après très épuisé, observant les pêcheurs et les piroguiers par dizaine, je me retrouvais dans la mer, je ne sais trop comment cela c’est passé c’est là que le conducteur d’un geste prompt m’attrapa par la main et me fit sortir de l’eau et un autre se jeta à l’eau pour sortir l’enfant de ma voisine de banc. Tous se mirent à parler et injurier celui qui s’était laissé emporter par le sommeil.

Tout troubler par ce qui venait de se passer, en rehaussant la tête pour découvrir ces nouveaux paysages, je ne me suis pas rendu compte que nous étions sous des oléoducs dans le delta du Niger au Nigeria. J’eus des frissons connaissant quelques histoires et informations sur ces lieux réputés comme zone très dangereuse. On fit un petit détour dans des petits villages bizarres au bord de l’océan pour déposer quelques passagers et au fur et à mesure que les passagers diminuaient, mon cœur s’emballait et mon voisin le ressentait.

On rebroussait chemin pour prendre une petite piste et quelques kilomètres après de loin j’apercevais le drapeau du Tchad (Bleu Jaune Rouge) sur des grosses pirogues puis celui du Nigeria (Vert Blanc Vert) approchant la cote on me faisait savoir que c’était la destination et que pour me rendre à Oron comme me l’avait indiqué MR August je devais emprunter un taxi brousse et que cela n’étais pas très loin de là !

Une fois sur terre à 17H passé ,tout trempé, heureusement que mes affaires étaient bien emballées, je me rendis devant un petit restaurant pour changer de vêtements tous ému je prenais aussitôt un taxi brousse pour ORON.

Premier obstacle Nigeria, à peine 100m effectué un contrôle de police racket, puis un deuxième à 300m, un autre encore et encore il eu près de 10 contrôles et puis le chauffeur me déposa à la gare. Ayant le numéro de l’ami de Mr August j’essayais de le joindre mais sans succès je demandais comment faire pour se rendre à LAGOS on me donnait le tarif, le trajet et me faisait savoir que le prochain départ n’était que pour le lendemain.

Inquiet, désireux de continuer car il était question d’arriver à tout prix avant le samedi 07/12/08 pour la compétition, puis elle me mettait en confiance et me rassurait. Je pris mon calme suivant ses conseils ayant payé mon ticket je me lançais à la recherche d’un cyber pour mettre à jour l’appareil photos et supprimer les anciennes, n’ayant pas trouvé de cyber et hôtel, je retournais à la gare vers 18H.la nuit est tombée tellement vite que je n’ai rien compris et dans ce petit village il n’y avait pas d’hôtel ni d’auberge. Fatigué, somnolant devant le bar je demandais à me reposer dans le gros bus et le conducteur accepta, j’allais et dormais les yeux ouvert. Vers 5H j’ai fais une petite toilette, nous n’étions que 4 passagers pour LAGOS à l’agence et 8H pointait son nez puis le conducteur se présentait à moi et m’expliquait la situation par la suite appelait un petit taxi et lui demanda de nous conduire à toute vitesse dans un autre état après quelques heures il nous emmena dans un grand état du Nigeria. j’ ai oublié le nom et nous laissait dans la même agence que celle d’ORON, nous embarquions dans un gros bus idem à celui dans lequel j’ai passé la nuit.

Quelques minutes Après ticket en main on « décollait » pour LAGOS, après 4H de route on était dans un autre état et on nous faisait changer de Bus ainsi de suite je ne sais plus très bien exactement combien de bus j’ai emprunté ces 2 Jours pour traverser le Nigeria de l’Est à l’Ouest puis très épuisé et affamé, on me faisait comprendre que nous étions déjà à Bénin City et me montrait le fleuve Niger qui se déversait dans l’océan atlantique.

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Après un bon sommeil de plus de 3H l’atmosphère avait changé il y avait trop de bruits et je me réveillais, pour me renseigner on me faisait savoir que nous sommes déjà dans LAGOS. Tourmenté par ce que je voyais, je prenais quelques photos puis une petite vidéo, on aurait dit qu’il y avait une coupure d’électricité mais non c’est juste que la ville est tellement grande que l’énergie fournie ne peut pas satisfaire la demande de toute la population de LAGOS il y avait pleins de petits marchés de moutons et chèvres des multiples échangeur, j’avais jamais vue ça auparavant.

Il était minuit moins je pris quelques renseignements sur comment faire pour me rendre à Cotonou au Bénin on me renseignait et étant dans le car me montrait l’endroit et me conseillait que c’est préférable de continuer plutôt le matin car la frontière est risquée dans la nuit comme LAGOS. Une fois à la destination finale du Bus il y avait un peu du monde et une petite auberge pour les passagers internationaux, je prenais une chambre.

Le matin à l’aube étrange paysage LAGOS se présentait sur un autre angle, à 5h moins un Mr venait nous réveiller et faire une messe c’était bizarre puis vers 6H j’allais prendre une douche et empruntais une moto pour la gare internationale pour me rendre soit en cote d’Ivoire, soit au Ghana, soit au Togo, soit au Bénin à la gare on me faisait des propositions : j’optais pour le chemin le plus court Bénin et maintenais l’itinéraire que j’avais établis, il me donnait le tarif Cotonou, passeport pièces administratives et le chauffeur me parlait de la frontière et ses problèmes, soucis. Après avoir pris mon ticket il me demandait de payer encore le même tarif pour me protéger à la frontière, le chargement du taxi effectué on se mit en route pour Cotonou affamé je demandais qu’on s’arrêtait dans une station pour faire le plein d’énergie.

Trop de contrôle LAGOS frontière Bénin (50+) effrayant les policiers armés comme des marins et quelques Km après le chauffeur faisait descendre quelques passagers pour les faire emprunter des motos, il ne restait plus que la femme d’un passager et moi dans le taxi tous 2 apeuré par les coup de fusils qui retentissaient devant et derrière nous ! Les embouteillages des tirs à bout portant le chauffeur était déjà revenu on se trouvait juste devant les barrières de frontières des bambous déposés sur des fuis après des arrangements entre le chauffeur et les policiers on descendait pour « jumper » et enjamber les barrières c’était terrible et drôle.

Une fois en territoire Béninois c’était plus paisible, calme et on ressentait le Nigeria de l’autre coté bouillonnante. Il fallait encore changer de Devise (Naira en CFA CEDEAO) une fois faite après plus de 30mns on reprit la route pour Cotonou et le chauffeur me faisait savoir que je pouvais de nouveau filmer, je prenais quelques photos et observant les belles pistes routières de Cotonou et un passager francophone me cultivait et me renseignait un peu sur l’Afrique de l’Ouest.

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Une fois à destination dans Cotonou à 11H 30 le chauffeur me proposa de m’emmener à la gare pour le Mali chez Diallo Ticket Cotonou Bamako dans la poche, excité de tout ça et du progrès du voyage j’allais laisser un message à Baba au Cyber et faisait une petite randonnée dans Cotonou vite fait pour acheter quelques vêtements et achats pour le voyage et prenais quelques photos.

16H embarquement pour Bamako et on devait passer par le Burkina trop de tracasseries, et d’embrouilles 18H30 départ. Embouteillage du soir dans Cotonou comme dans presque toutes les métropoles, on se croyait dans un four il faisait chaud à mourir dans ce Bus sans issue, certains tombaient dans les pommes .C’était terrible, les enfants pleuraient, les adultes se plaignaient, je découvrais COTONOU dans la nuit puis après quelques heures la chaleur avait disparu et le sommeil m’emportait.

03H le moto boy collecta toutes les pièces d’identités et vers 05H, un garde frontière : tout le monde pieds au sol cela se fit assez brièvement, seul deux autres personnes (guinéens) et moi sont retenues par la police des frontières qui nous a racketté. Frustré et assez calme maintenant chacun connaissait l’identité de son voisin et je commençais à me faire taquiner et injurier. La polémique des nationalités mettait tout le monde en exergue on continuait pour la frontière Burkinabé, re-collection des pièces.

06H frontière burkinabé pied à terre mise en règle et autorisation de passer en territoire Burkinabé arrangement à l’amiable, dépouillé, affamé et endetté chez les moto boys car je n’avais même plus un centime pour payer la frontière Burkinabé laissant mes affaires en gage pour payer le visa. Ecoeuré, fier et triste on s’arrêtait à Nadiago pour la douane et certains en profitaient pour faire leurs toilettes et prendre le déjeuner à la viande grillée !

On reprit la route à 9H30 après un petit repos du chauffeur j’étais fier et triste à la fois, fier parce que j’avançais dans mon aventure et triste par ce que je voyais ,constatais et apprenais des choses très frustrantes tout en découvrant des paysages nouveaux !

Quelques postes de contrôles tracasseries mais le très bon comportement des policiers, militaires et gendarmes Burkinabés à notre égard me touchaient énormément enfin un point positif dans cette aventure. Vers 11H on traversait le FADA une des grandes régions du Burkina-Faso le pays des hommes intègres.

Affamé bien qu’ayant l’habitude, je ne pouvais plus supporter je dormais pour apaiser un peu mes souffrances. 12H arrêt, pour la prière et on reprenait la route. Arrivé dans Ouagadougou à 14H j’essayais de contacter l’association Roller de Ouaga, sans succès et on repris la route. à 18H passé on était déjà à Bobo-Dioulasso. 22H frontière Burkinabé tracasseries arnaques etc., 23H moins frontière Malienne tracasseries et menace il faisait un froid de chien et on prenait un peu de thé et repris la route à 00h moins ! Disputes et querelles entre nationaux et étrangers, blâmes, injures, domination et abomination. Chacun envoie la faute toujours chez son voisin et je n’arrivais pas trop à les comprendre j’étais très angoissé et je canalisais mes forces sur mon état d’être.

7H Bamako enfin, j’allais vite faire un retrait et payer mes dettes et j’entrais en possession de mes affaires, et cherchais un endroit (hôtel) pour me mettre à l’aise et surtout essayer de récupérer le maximum de force possible, charger les batteries de mes appareils. après petite balade à l’Est de Bamako après le fleuve ,je prenais quelques photos et me rendais à la gare Sokonigo pour prendre un autre Car pour Dakar, je me renseignais sur la durée Bamako - Dakar à l’agence Diarra on me dit 2 jour 2 nuit. J’achetais mon ticket et espérais arriver à Dakar soit vendredi 04/12/08 soit le Samedi matin de la compétition de slalom. Après avoir eu mon ticket il me faisait savoir que le prochain départ n’est que pour le lendemain et pourtant il m’avait auparavant confirmé qu’il y a une partance pour Dakar ce même jour !

Frustré, angoissé je ne désirais qu’une seule chose, me mettre à l’aise le maximum possible confiant mes affaires au guichet de l’agence j’allais me doucher pas loin de là et à mon retour je constatais qu’un de mes sacs avait disparu, me plaignant et me renseignant, on me faisait savoir que ça ne pouvait être que les petits bandits de la gare, puis on a cherché mon sac dans toute les agences de la gare sans succès dans ce sac il y avait : Passeport, Carnet de vaccination, des sous, ma femme (mes rollers) et autres petits souliers. Désespéré les gars de l’agence Diarra express m’ont mis en confiance et m’ont demandés d’entamer une procédure et m’aidait. Heureusement pour moi, je retrouvais ma carte nationale et autres affaires éparpillées un peu partout dans la gare mais pas mes rollers.

J’ai tout fais mais en vain. Démoralisé, j’allais me coucher dans un coin puis la nuit était déjà tombée. Le lendemain, on me faisait savoir qu’il était temps pour moi de décamper, sur la moto un monsieur me demandait de monter, le monsieur qui me transportait était un peu courtois je profitais pour prendre des renseignements et quelques photos, une fois dans une gare (agence) au centre de Bamako je faisais ma toilette et prenait « un faut petit déjeuner » à la Malienne, tout excité de continuer enfin pour le Sénégal.

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Puis vue que l’embarquement du bus se faisait très lentement, je pris quelques minutes pour faire une petite randonnée à pied dans le centre de Bamako et visitais quelques institutions, ministères et le musée de Bamako. Je retournais à la gare, je me précipitais de pendre mes affaires et sauté dans le bus en marche et certains passagers, énervés de mon retard me lançaient des… en « Bambara » puis je prenais place à l’arrière du bus, me renseignant chez le moto boy (césar) qui jouera un grand rôle le jour de mon retour !

Le moto boy César me faisait savoir que la première destination était Kayes (la plus grande et 1ère région du Mali). Après 5H de routes épuisé dans l’amertume soucieux mais le courage me demandait d’avancer ! Observant tous ses paysages qui défilaient sous mes yeux des petits sentiers aux grands marchés de moutons qu’on traversait, c’était étonnant. Et à chaque marché, le chauffeur s’arrêtait pour transporter de nouveaux passagers césar me marquait par son dévouement à ce travail (son poste). Puis on chargeait Moutons, chèvres presque tous parlaient Bambara dans le bus, Peuls, Touareg, Haoussa et multiples races et Nationalités. Prenant quelques photos, les idées perdues dans les réflexions, je me laissais emporté par un léger sommeil.

Vers 18H on fit un arrêt de contrôle dans le… puis on reprenait le chemin me renseignant chez mon voisin de devant (Idriss) qui paraissait causer mieux français, on sympathisait et il me racontait qu’il avait déjà fait cette route (Cote D’ivoire – Sénégal) en 2004 et que c’était sa deuxième fois de faire cette route et qu’on était même pas encore près d’arriver à Kayes surtout avec ces arrêts opportunistes des transporteurs.

On faisait connaissance et causait de tout et de rien « de l’Afrique et de ses problèmes ». Et vers 21H on se remit à dormir, avec les arrêts à répétition des transporteurs, 00h00 avait sonné et on n’était toujours pas arrivé à Kayes.

02H enfin dans Kayes une fois à la gare dans un froid de loup presque gelé, le moto boy nous renseignait et nous faisait savoir qu’on devait passer la nuit à Kayes et continuer le matin. Je restais éveillé, Idriss loua une couverture pour aller se coucher entre un tas de personnes sous des nattes en pleine aire !

J’allais visionner la télévision de l’autre coté et… Le réveil de mon téléphone sonnait déjà 06H, mais on aurait dit 4H au Cameroun puis dans la foule je cherchais Idriss et le petit guinéen qu’on avait rencontré dans Bamako et avec qui on faisait le trajet. Une fois rassemblé on retournait près du bus à bord duquel ont était arrivé à Kayes, Petit guinéen nous posait ses problèmes de moyens et tous, puis avec espoir on allait rencontrer César qui me faisait savoir que j’emprunterais un autre bus pour me rendre à Dakar au Sénégal serin, je l’écoutais et le suivait après un chargement vite fait car il y avait plein de clients (passagers) dans la cour de l’agence un premier bus s’est rempli à moins de 15mns et mon nom ne figurait pas dans la 1ere liste puis il y avait toujours une masse de personnes qui se bousculait pour monter à bord du second bus, sur les consignes et conseils de César, qui faisait l’appel des personnes qu’il détenait les tickets le bus plein et mon nom et celui de plusieurs autres personnes n’y étaient toujours pas dans la liste.

Inquiet j’allais rencontrer César pour qu’il m’explique, César qui me garantissait que je partirais avec ce Bus, mais comment ? Il se hâta d’aller chercher des bidons pour les placer entre les sièges et en faisait monter une autre liste de personnes donc nos noms (Petit guinéen, Idriss et moi) figuraient déçu. Frustré et troublé on montait prendre place sur des bidons et les autres vexés se tenaient debout et je me demandais s’il y arriverais à cette position. César ne continuait pas avec nous pour le Sénégal mais nous garantissait et nous rassurait de notre arrivée à Dakar.

On prenait le départ pour Dakar à 8H30 quelques minutes après on était déjà devant le poste de la sortie de la ville de Kayes tout le monde pied à terre après contrôle, on nous soutirait de l’argent mais juste pour les étrangers les nationaux ne paient rien. Traité comme des esclaves on nous laissait reprendre la route sur des discussions entre les passagers de différentes nationalités chacun accusant l’autre… puis tranquillement on traversait quelques postes de contrôle à la paie.

16H passé, on était déjà à la frontière Mali/Sénégal et le chauffeur épuisé nous faisait savoir qu’on allait passé à la douane Sénégalaise pour enregistrer les bagages et que cela pourrait prendre plusieurs heures, inquiet de rater la compétition qui devrait avoir lieu le lendemain, je me renseignais chez le chauffeur qui me confirmait qu’on arrivera à Dakar très tôt le Samedi matin.

16H30, Idriss me demandait de l’accompagner visiter la petite ville de Kidira, et une fois dans la petite ville on en profitait pour se rendre au commissariat (poste de frontière) pour s’enregistrer et prendre des visas. Dans le souci tout ce passait à merveille et après des heures à attendre le bus au commissariat, on retournait les rejoindre au poste de douane et ayant déjà être régularisé on les accompagnait à pied.

Une fois le bus au commissariat les passagers à bord s’enregistraient et prenaient leur visa puis les policiers nous faisaient à Idriss et Moi des problèmes pour avoir pris le visa avant, puis on allait reprendre place dans le bus . Et le constat fut hallucinant la population du bus avait augmenté de 1/3, fâché car nos places sur les bidons avaient étés occupées par les nouveaux passagers, le chauffeur soucieux et compréhensif, nous faisait comprendre que ce sont les passagers du 1er bus et que leur bus continuait pour la Mauritanie et qu’il y avait beaucoup de passagers pour Tambacounda. Il nous rassurait qu’une fois à Tambacounda les choses rentrerons dans l’ordre et que Tambacounda se trouvait à 250KM soit au moins 3H de route.

19H à peine on reprenait la route et après quelques minutes, des militaires nous interpellaient et nous faisaient savoir que la route n’était pas sécurisée et qu’il y a très fréquemment et que tout récemment des braquages ont eu lieu sur cette route, et qu’il serait préférable qu’on attende au moins 5 autres véhicules pour continuer le chemin. Après approbation des passagers on décidait d’attendre après plus de 30 minutes d’attente une autre voiture nous rejoints et fatigué d’attendre on décidait de reprendre la route, inquiet j’optais pour que un des militaires nous accompagne au moins jusqu’à Tamba mais il fallait payer cette escorte ce qui s’est fait, puis on se remit en route

23H passé, nous étions enfin à Tambacounda, et durant tout le trajet nous étions debout serrés comme des feutres dans une boite et on respirait à peine, durant près de 5H, la ville de Tamba était en chantier et plusieurs routes sont bloquées, le chauffeur empruntait des pistes et cela me faisait un peu peur car j’avais l’impression qu’il s’égarait vue tous ces moments de paniques qu’ils avaient. Puis vers la sortie de la ville dans une station, il s’arrêtait pour décharger les passagers de Tamba et cela à pris plus d’une heure c’est fou de voir les bagages avec lesquels certaines personnes voyagent ! Et après nous avons repris notre chemin et comme il y avait moins de personnes, je reprenais mon bidon et essayais de me reposer, tout excité de vite être à Dakar le lendemain samedi 06/12/08 pour la compétition.

Je restais concentré mon regard sur la route en chantier de Tamba/Kaolack, et j’entamais la conversation avec le chauffeur pour le maintenir éveillé, vue que presque tout le monde était endormi et que ses apprentis (Moto Boy, Mécanicien et chargeur) étaient trop fatigués et ne causaient pas français. quelques minutes après je m’étais laissé emporté par le sommeil et en sursautant, je me rendais compte que le chauffeur avait cédé sa place au mécanicien et me faisait comprendre que c"est son homme de main et qu’il lui faisait confiance, vue que j’avais beaucoup de soucis et très désireux d’être à Dakar le lendemain en bon état de santé et très tôt pour participer à la compétition.

05H, je me réveille en sursaut. Je trouve le chauffeur couché sur le tableau de bord ; évidemment nous sommes tombés en panne. Je lui pris une photo et comme les autres passagers du bus étaient endormis je descendais du bus pour connaître la raison de cet arrêt : crevaison.

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Et savoir dans combien de temps on sera à Dakar, les Moto boys étaient tous entrain de changer la roue avant droit du bus. Idriss me faisait savoir que Dakar était encore à des centaines de KM et que nous ne sommes même pas encore à Kaolack puis je décidais d’emprunter un autre moyen de transport pour me rendre à Dakar et après des heures d’attente aucun véhicule ne passait si ce n’est que des énormes camions pleins de goudron en provenance de Kaolack pour Tamba, et les Moto Boys avaient déjà fini de remonter les Pneus et puis ils nous faisaient signe de reprendre nos places que le bus devait repartir, il était 07H passé et ils mirent encore près d’une heure pour démarrer le vieux tas de ferrailles.

Après quelques heures de routes, nous nous arrêtions à Kaffrine à la douane et il fallait encore vérifier tous les bagages ce qui me frustrait énormément puis, j’allais avec Idriss et petit Guinéen pour chercher un cabine dans ce petit carrefour et passer un coup de fil à Baba pour savoir si la compétition avait déjà débuté, il me faisait savoir que l’heure des africains a toujours été élastique il était 11H passé puis, je gardais tjrs espoir et on retournait au bus et le chauffeur lui avait déserté les lieux on attendait plus d’une heure avant de le voir arriver avec ses Moto Boys et il nous racontais sa life et on reprenait la route.

Après des heures de route traversant des énormes marchés de moutons, boeufs, chèvres, il était déjà 15H passé et mes espoirs pour la compétition devaient être enterrés et le chauffeur lui ayant expliqué ma situation me rassurait qu’on arriverait à Dakar ce même Samedi et voilà qu’on rencontrait un accident, on s’arrêtait pour porter secours et les agents de sécurités y était déjà heureusement qu’il n’y avait pas de blessé si ce n’est que toutes ces bêtes en haut du car mortes. On reprenait la route et quelques minutes après, on apercevait une grande ville à l’horizon et Idriss me faisait savoir que c’était Kaolack et que Dakar n’était plus qu’à 2H30 de route mais avec l’allure de ce chauffeur je n’étais pas trop confiant et on s’arrêtait à l’entrée de la ville pour les papiers et pièces administratives.

Une fois dans Kaolack, on se rendait dans une gare pour déposer et décharger les passagers de Kaolack et ceux de la Gambie et le chauffeur s’éclipsa de nouveau pour siester et les hostilités débutaient car certains passagers avaient chargé des moutons en haut du bus, quelques uns de ces moutons avaient rendu l’âme et c’était bien fait pour les propriétaires, ils s’en prenaient aussitôt au chauffeur. Moi, j’intervenais pour les remettre à la raison.

Auriez vous supporté de passer 2 jours attachés au dessus de ce bus et ceci sous tout ce soleil et cette poussière ? Auriez-vous supporté tout ces... Alors ne vous en prenez qu’à vous même. Ils entraient dans le OUOLOF et je me retirais pour prendre quelques photos de la gare et je voyais passer un mec en roller et cela me donnait encore des émotions.

On reprenait la route à 22H passé et moi je ne désirais même plus trop arriver à Dakar après tout ce qui s’était passé, ce que j’avais vu et que je constatais, mais il fallait mener sa mission à terme, le trajet pour Dakar fut tout une autre histoire, le chauffeur à peine avait décoller s’arrêtait pour descendre et décharger certains passagers et ceci à presque tous les 500M et frustrés, les passagers qui descendaient à Dakar demandaient qu’il n’y ait plus d’arrêts qu’à des points ou carrefours précis, je prenais le temps de me reposer un peu vue qu’il y avait enfin une place assise pour moi.

00H00 Thiès on s’arrêtait à une station dans un grand carrefour pour faire descendre les passagers de Thiès et voilà que certains demandait, suppliait le chauffeur de les faire descendre à des carrefour précis. Et l’une des derniers passagers nous a fait un cinéma lorsque les moto boys déchargeaient ses bagages et qu’elle constatait qu’un de ses moutons avait rendu l’âme elle immobilisa le Bus pendant près d’une heure faisant comprendre au chauffeur qu’il est responsable de ça. la tension fut très haute, chaude en OUOLOF les mots partaient en vrilles et cela a affecté presque tout le monde c’est alors qu’on les ramenait à ma raison comme avec les précédents et le chauffeur était très calme et peu soucieux comme depuis le départ car à tous les problèmes qu’on lui posait, il avait toujours une réponse, il répondait toujours qu’il n’était que le chauffeur et que si l’on a à se plaindre, il doit retourner à l’agence de Kayes le faire, la raison assimilé on reprenait le chemin le chauffeur jura que le prochain arrêt c’est à Dakar et certains passagers devaient encore descendre en chemin et cette décision du chauffeur mettait le Bus en pagaille et les pleurs les rires, l’angoisses, la violence, les insultes, les injures s’installaient.

Le chauffeur fît pleurer plus d’une personne avant de les déposer et ceci dans une ambiance folle

03H presque, on était dans Dakar et de ma fenêtre j’observais Dakar by Night. Après on s’arrêtait à la gare Pompier et tout le reste des passagers excités et heureux d’être enfin arrivés remercient le chauffeur et le ciel tant dis que les autres avances des propos vraiment... Puis petit guinéen, Idriss et moi allons prier et chercher une cabine pour passer des appels heureusement il y avait une ouverte à cette heure très tardive et on s’échange les numéros et Idriss nous abandonnait sur le parking de la gare et j’attendais quelques heures vue que je n’arrivais à joindre personnes ce matin là, je m’achetais un abonnement Orange et le temps était venu pour moi de partir, je quittais petit Guinéen avec beaucoup de regrets et de tristesses, en lui conseillant je lui filais ce que je pouvais et il m’aida à emprunter un taxi qui ne fut pas facile en français car tout le monde était OUOLOF et comme petit guinéen causait un peu l’anglais étant donné qu’il avait fait le Libéria et sa guerre en passant par Dakar.

J’empruntais le taxi pour Mermoz pour me rendre dans un lieu ou ça serait facile pour moi de rencontrer Accro Roller et 08H pointait déjà son nez et le soleil brillait sur ma tête puis, Je dépensais presque tout mon « crédit téléphonique » pour appeler un numéro autre que Baba qui ne passait le temps qu’à parler OUOLOF et c’est alors que le chauffeur de taxi décidait de me déposer dans une rue de Mermoz et je réessayais de joindre Baba sans succès et je prenais mon mal en patience tout en faisant une petite promenade dans Mermoz espérant rencontrer un roller qui me renseignerait sur comment rencontrer Accro Roller puis exténué et presque... j’essayais de nouveau et le numéro de Baba, enfin ça passe et je lui indique où me rencontrer (devant une station Elton à Mermoz).

08H passé, toujours pas de Baba puis je me mettais à somnoler en bordure de la route comme un... et c’est alors qu’un taxi gara près de moi et un Big rasta en lunette de soleil (Baba) me faisait comprendre que j’étais le bienvenu et me serra dans ses bras tout en me racontant un tas d’histoires et en me félicitant, et, me faisait signe qu’il y avait Planete Roller, Roller Fr et SEBA. Puis je lui demandais le compte rendu et comment s’est déroulé la compétition de la veille, il prit son temps et m’expliqua un tas de choses et près de moi à l’arrière du taxi se trouvait sa paire de roller SEBA FR ce qui me donnait des profondes sensations, pour la première fois que je touchais une paire SEBA un joyau, un rêve et Baba me faisait comprendre qu’il la possédait depuis 03 ans. Sur le chemin pour se rendre chez son papa, on discutait de tout et de rien (à l’Africaine).

Une fois à destination, dans le hall de la maison, il me présenta premièrement à son papa qui me conseillait et... "A cœur vaillant rien n’est impossibles" Baba nous abandonnait pour se rendre dans une autre maison et me faisait signe de venir puis, il me présenta aux autres, Claire avec qui j’avais beaucoup échangé par le passé des e-mails, et les autres (Kalou, Michelle, Thierry et les autres.

La première des choses est que je voulais me mettre à l’aise et surtout faire ma toilette. Mais on me servait et me faisait savoir que je devais les accompagner pour le village pilote et je prenais vite fait un bon petit déjeuner, Moanax se présenta à moi et je le prenais pour un des membre de Planet Roller, puis il m’expliqua pleins de choses et Baba (Accro Roller) m’offrait une paire de roller, une technica de couleur Orange car j’avais besoin de quelques choses Freestyle pour me déchaîner se jour là. et SEBA entrait à son tour dans la salle et s’était comme si je rêvais, j’hallucinais et puis après quelques minutes une photo ensemble, on se mit en route pour visiter le village pilote chose qui m a beaucoup marqué et après on se rendait dans un restaurant "Cap Ouest" et je rencontrais pleins de personnes d’Accro Roller et Baba me présentait à d’autres, derrière le cap ouest trop cool il y avait l’océan et cela me rappelait ma traversée pour le Nigeria et je m’auto photographiais et jouais avec la petite Imane(la première fille de Moanax,puisqu’il en possède deux) et sa camarade Coumba en prenant quelques pictures, on me faisait signe bien après de venir prendre le déjeuner.

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Epuisé devant la grille des tarifs du Cap Ouest je commandais idem que Baba du Riz Yassa de chez "Cap ouest" (si tu n’as pas encore goûté, tu peux pas comprendre c’est le meilleur car je sais de quoi je parles). Puis Baba nous abandonna et allait préparer « l’anniv » d’Accro Roller chose que j’attendais avec beaucoup d’impatience et comme j’étais très fatigué et trop content de ce Riz Yassa du "Cap-Ouest" j’allais faire une petite pose dans un hamac près de l’océan bercé par la mélodie des vagues sur les rochers et le sommeil m’emporta.

Dans l’après midi on se rendait tous sur les lieux de « l’anniv » d’Accro Roller. On me montrait le champion (gagnant de la compétition) et puis, j’admirais tout simplement les accros chacun dans sa dimension les mouvements d’ensemble, j’étais étonné de voir leur matos, moi qui croyais les rencontrer avec des… puis je prenais place dans la tribune et hésitais de me chausser. En les voyant sauter, je me chaussais et les rejoignais l’adrénaline montait aussitôt voyant leur performance et le niveau des tout-petits. Moanax et Henry avec leur skate. la démonstration débutait par les plus jeunes et les Crazy-Riders de Thiès venaient me rencontrer on échangeait, c’était magnifique les mots me manquaient pour exprimer ce que je ressentais ce jour car pour moi c’est la première fois d’assister et participer à une manifestation roller de cette ampleur. ces moments de partages entre les pros (SEBA, Greg, Kalou, Thierry) et nous « Riders Africains », la démonstration en slalom fut une autre histoire Seba enchaînait ses tricks et figures, Greg avec ses slides incroyable et Kalou et Thierry les best Quadeurs qui allait dans tout les sens (Kalou : "l’équilibre est une suite de déséquilibre") et les Crazy-Riders, les Freestyle Roller j’étais là tout excité de prendre les photos et vidéos puis Baba me demandait : "Boris tu fais quoi ?" et je m’interrogeais moi même à mon tour et les rejoignais (le Camerounais : "la meilleure réponse à une question est une autre question de toi même que tu sauras bien y répondre). Je choisissais une ligne de plots sans trop de soucis et échouais tout mes enchaînements surtout dû à l’angoisse et puis les préliminaires entraient facilement.

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J’étais là près de SEBA mes pieds tremblant, mon corps en extase et j’angoissais de rater tous mes tricks puis vînt le moment des jumps tremplin les gars enchaînaient les phases comme des dingues et cela m’étonnait beaucoup je les voyais sur un autre angle. J’hallucinais et de plus en plus, la barre du tremplin montait et le Freestyle jump avec tous ces salto arrière sur le tremplin c’était tout beau. Accro Roller vous êtes magnifique comme ça, surtout ne changez pas et continuez d’avancer dans la positivité. Vos admirateurs ne s’ennuieront jamais devant vos exploits Peace & Love !

Après la manif on retournait chez le papa de Baba ou je passais la nuit avec les autres très fatigué, puis le matin tombé, on me réveillait pour une « rando » dans Dakar avec Planete Roller et après cette « rando » on me proposa une nuit sur une île, on s’y rendait et passait une excellente nuit et de merveilleux moments inoubliables et le lendemain fut une autre situation, on avait les trois plages pour nous seul et enfin un dîner de maître très bon.

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Et puis les autres m’abandonnaient sur l’île et allaient s’apprêter pour leur départ .et c’est alors qu’après une petite sieste improvisée je me retrouvais tout seul sur l’île et je me dépêchais de les rejoindre et l’au revoir ne fut pas facile comme toujours les beaux jours sont rares !

Moanax m’installa chez lui, dans son chalet avec deux princesses adorables (Imane et Nawal, ses deux enfants) dont on ne s’ennuie presque jamais avec elles. De ma deuxième randonnée seul dans Dakar donc j’ai vraiment roulé à l’aveuglette dans Dakar !

J’ai passé mon séjour entre l’ambassade et les entraînements et surtout mes randonnées fous avec Mod-Boy. Chaque moment passés avec Mod-Boy fut un bonheur, je rencontrais et découvrais les Accro Roller de jour en jour et cela m’apportait beaucoup d’inspiration, surtout le dévouement à ce qu’ils font en roller et avec leur roller c’est beau tout simplement, l’originalité, le fun, le dévouement, l’enthousiasme, la vigueur, la simplicité, l’authenticité jovial, sociale sont la juste une infirme partie de quelques des mot que j’utiliserais pour d’écrire cette association.

Accro Roller a mit la barre très haute et j’espère pouvoir faire autant et mieux.

J’espère qu’avec les ingrédients qu’ils m’ont montrés je saurais composer et préparer quelques choses de meilleurs pour le roller en Afrique et chez moi au Cameroun ! Accro est comme une source d’inspiration Bravo Mister BABA, MOANAX and all others Accros.

Borisien freestyle life et jam all things in this life, “life it’s love & love it’s life” just do it fine. Now I know who I am born to do it ! La vie est meilleure en Roller.

Accro Roller m’a apprit que dans la vie lorsque tu aimes quelque chose et que tu veux faire quelque chose de beau tu devrais tout simplement te donner à fond et être sérieux et cool. Que la vie n’est pas facile et qu’avec la rigueur et le courage on peut réaliser les choses incroyable et que c’est juste l’organisation, la discipline et la volonté qui compte.

Après près d’un Moi passé au Sénégal, je pris mon ticket de retour, cela fut tout une autre histoire, révélation vue ce que j’ai vécu, et vis depuis mon retour au Cameroun, Le trajet fut plus long, 5 fois plus longue que l’allée avec des songes des histoires des rencontres et des découvertes autant de choses que je ne saurais citer ici.

Pour la petite histoire, j’ai ridé à Bamako (Mali), à Lomé au Togo, à Cotonou au Bénin et ceci dans des conditions vraiment incroyables, puis vint le temps du retour d’un Boris endormis sous un feu de bois très chaud et je pense qu’il s’est fait brûler !

Aujourd’hui Borisien n’a plus le dessus sur Boris et les deux reste égaux et respectueux l’un de l’autre et des autres malgré tout ce que l’on dit et fait derrière eux !

Visitant et traversant ces pays le coeur meurtri, les yeux pleins de larmes avec des tas de questions sans réponse dans la tête, les mentalités différentes, les comportements bizarres, les cultures différentes les histoires autres, l’homme pense s’être découvert un peu, reforgé et expert avoir choisi la bonne direction, le droit chemin et à la conviction que avec la volonté, la foi et l’espoir les choses finissent par se réaliser malgré toutes les embuscades sur son chemin.

Réalisé vos rêves la vie est sacrée, précieuse et très courte, on en a qu’une seule ! Africain réveillez-vous et changez vos mentalités.

Si vous ne vous aimez pas, considérez vous tout simplement et respectez vous les uns, les autres pour un monde de paix et de joie ! Et adhérez alors à la Religion du Roller Skating et découvrez le meilleur et merveilles de l’église du Roller Skating vous ne serriez jamais déçu !

Ses évangiles sont vivantes et instructifs vous ne serriez jamais dessus Inch’Allah.

Pastor Borisien (rire)

 
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